Détails

Bois et encre de stylo à bille - Sculpture

Sur un socle en métal

51 x 108 x 33 cm

H. 95 cm (socle)

Certificat photo de l'artiste

Commentaire

Tombe mentale

Knipschaarhuis de Jan Fabre fait allusion au dernier voyage des vivants. « La mort elle-même n'est pas intéressante », dit-il, « mais ce qui vient après possède pour moi la dimension d'un espace. Et cet espace fait également partie de mes dessins. Vivre dans le pouvoir de la nuit et avec la pensée de la mort me remplit de passion et de joie de vivre et de conscience de ma réalité. »

Issu de la forme pathétique des pylônes des temples égyptiens, le motif des portes rappelle les portails en pierre des tombes pharaoniques: elles forment une rupture mentale et une liaison entre les royaumes des vivants et des morts. Souvent, les entrées ont plusieurs encadrements permettant aux morts de recevoir leurs offrandes. Ils dépeignent un passage, la transition vers un nouveau monde, sans retour. A l'intérieur du Knipschaarhuis on attend L'heure bleue ; « C'est un espace entre le jour et la nuit, entre la vie et la mort, dans lequel des choses inexplicables se produisent. »

(extrait de: « Jan Fabre. Passagen » Ursula Zeller dans 'Der Leimrutenmann' Stuttgart 1995, p. 25)

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