Résultats à remarquer

Résultats à remarquer de la vente du 12 mars

Une vente aux enchères avec une sélection haute gamme. Des œuvres d'art marquantes ont été présentées et des résultats inédits ont été obtenus : 640 000 € pour Gustave De Smet, 323.100 € pour Jan Fabre et 275 000 € pour Robert Indiana. Par ailleurs, sept œuvres d'art ont été vendues pour un montant total supérieur à 100.000 €, en plus d'une quarantaine supérieure à 25.000 €.

« Qui offre plus ? » Les mains levées, chaque téléphone en plein action, le marteau du commissaire-priseur prêt à taper. Finalement le cri « Adjugé ! », puis une courte décharge. Une prochaine œuvre d'art est déjà posée sur le piédestal. L’enthousiasme dans la salle des ventes monte : tout le monde est impatient d’acquérir son lot préféré. Des collectionneurs du monde entier ont placé leurs enchères. Des participants persistants ont fait grimper les enchères et plusieurs prix records ont été battus. Des résultats importants ont été enregistrés, notamment pour les artistes belges.

Edgard Tytgat - Les vieillards tragiques (1924)

Le catalogue comprenait notamment quelques chefs-d'œuvre de l'expressionnisme belge. Il s’agit des tableaux de qualité muséale dont, entre autres, Jean Brusselmans, a fait monter les chiffres, avec un résultat final de 55.440 € pour « Dilbeek » (1929), 36.960 € pour « Jeune femme assise » (1946) et 43.860 € pour « Jeune femme au chapeau rouge » (1941). « La moisson » (1932) de Constant Permeke a remporté l'important résultat de 115.700 €.

Remarquons aussi d’excellents résultats pour les tableaux d'Edgard Tytgat. « Les vieillard tragiques » est une œuvre clé de 1924, plein de symbolisme dans une composition narrative caractéristique de l'artiste. Cette œuvre a changé de mains pour 170.800 €, le prix le plus élevé jamais atteint aux enchères pour une œuvre de Tytgat.

Gustave De Smet - Le bateau de plaisir (1925)

Mais l'une des vedettes de la vente fut Gustave De Smet avec le magnifique tableau « Le bateau de plaisance » (1925). Une composition magistrale, des couleurs splendides et une histoire riche font de cette œuvre une perle rare. Ce qui explique le résultat, après l’envol des enchères via tous les canaux possibles. L'enchère finale a été placée en ligne, et le résultat de 640.000 € est un record mondial aux enchères pour Gustave De Smet.

« Le Jugement de Pâris » (1949) est un magistral dessin à l'encre de Chine de Paul Delvaux. Un dilemme rêveur et mystérieux avec des beautés dans un décor antique : c'est Delvaux pur sang. L’œuvre a déjà suscité un grand intérêt bien avant la vente. Finalement elle a remporté le résultat important de 218.100 €.

Robert Indiana - LOVE (1966-99)

Robert Indiana est une icône du Pop Art. Sa sculpture « LOVE » est de renommée mondiale , atteignant l'important résultat de 275.000 €. Remarquons aussi d’autres artistes américains. La sérigraphie « Mildred Scheel » (1980) d'Andy Warhol a fait 10.000 €.

Jan Fabre - L'homme qui mesure les nuages (1998)

Impossible de manquer le style individuel de Jan Fabre, qui transcende le temps et l’espace. Ses sculptures dorées sont recherchées par de nombreux collectionneurs. « L'homme qui mesure les nuages » (1998) est une œuvre emblématique qui a fait le résultat très important de 332.100 €. Au moins aussi emblématique est « L’homme qui donne du feu » (2002), avec son résultat de 166.900 €.

Les sculptures de Jean-Michel Folon étaient fortes en demande. Les enchères avaient décollées pour ses personnages caractéristiques, qui ont obtenu des résultats bien au-delà des estimations. Remarquons le résultats de 96.500 € pour l'homme en bronze intitulé « La légèreté de l'être » (2005) et 54.180 € pour la belle paire de serre-livres « Lire » (2003).

Pierre Alechinsky - À vif (1996)

L'art du cobra était très en demande lors de cette vente aux enchères. Ce qui n’est pas étonnant, vu la haute qualité des œuvres. Une sculpture frappante est « Ma Doudou » (1974) de Roel D'Haese, qui a remporté 79.100€. Un résultat remarquable a été noté pour Christian Dotremont. « J'écris donc je crée » (1977) est une suite de 25 lithographies et une logogramme originale. Cette œuvre a atteint 85.650 €, le montant le plus élevé obtenu aux enchères pour cet artiste.

Mais un artiste qui a suscité une attention particulière lors de cette vente aux enchères était Pierre Alechinsky. Une large gamme d'œuvres de sa main ont été mises aux enchères, des gravures aux peintures sur toile ou sur papier, dont quelques lots ont obtenu des résultats significatifs. Par exemple, 192.500 € ont été notés pour «L'invention de la brouette» (1974), une œuvre qu'Alechinsky a faite dans l'atelier de son ami Bengt Lindström à Sundsvall (Suède). « À vif » (1996) est une grande œuvre à l'acrylique sur papier sur toile, dans le style dynamique et spontané de l'artiste indomptable comme une éruption volcanique. Cette œuvre importante a remporté 128.500 €. Par ailleurs, « Brise-glace » (1973) a fait 47.520 €, 38.700 € pour « L'air distrait » (1974), 30.960 € pour « Ante Diluvien » (1977) et 36.120 € pour «L'anachronisme de la faucille » (1992).

(*Tous les résultats mentionnés sont frais compris)